Blog Simlinx : L'Actualité des Serious Games

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lundi 5 septembre 2011

Dix questions essentielles à se poser avant de démarrer un projet Serious Game - 1ère partie

 Simlinx, architecte Serious Games, vous propose quelques conseils, vécus aux cotés de nos clients, que nous vous conseillons de suivre pour démarrer votre projet Serious Game. Nous sommes bien sûr à votre écoute pour échanger avec vous sur ces différents sujets ! 

·         Pourquoi utiliser un Serious Game plutôt qu'un eLearning plus classique?

Plus immersif et plus attractif, le Serious Game va mettre les apprenants en situation professionnelle de manière beaucoup plus poussée. L’utilisation de la 3D et de l’interactivité va vous permettre de leur faire vivre différents scénarios pédagogiques proches des réalités de leurs métiers tout en captant efficacement leur attention. En devenant des acteurs de leur formation, ils vont mieux mémoriser les contenus pédagogiques, et les retenir plus longtemps.

En outre, ces outils virtuels sont désormais largement répandus dans la vie quotidienne (ordinateurs multimédias, consoles de jeux, smartphones, tablettes…) et sont en phase avec les habitudes de consommation numérique d’une grande partie des salariés. Ils attendent donc désormais de leurs entreprises qu’elles utilisent elles aussi ces outils.

·         Comment convaincre ma direction d’investir dans un Serious Game ?

Les Serious Games sont des outils de formation novateurs dont la conception et la réalisation sont complexes, et qui nécessitent un investissement significatif. Même si leur adoption par le monde de l’entreprise est en forte croissance, ils sont encore relativement peu répandus, et il est donc tout naturel pour une équipe dirigeante d’hésiter à se lancer dans ce type de projet.

Une première étape consiste donc à faire un diagnostic des objectifs pédagogiques, de la cible des utilisateurs, des contraintes techniques afin de réaliser les arbitrages qui permettront de décrire et chiffrer un projet solide et réaliste. En fonction de la culture d’entreprise et des objectifs de formation, on pourra réduire la dimension ludique et s’orienter plus vers la simulation.

Vous pouvez également étayer votre dossier en recensant différentes études d’efficacité de l’apprentissage virtuel par rapport à l’apprentissage plus conventionnel, des études de cas concrets concernant des entreprises à l’activité proche de la vôtre, des retours d’expérience et des témoignages qui viendront démontrer la pertinence du projet.

A l’issue de la phase de diagnostics, on peut commencer à calculer des hypothèses de retours sur investissement liées par exemple à la réduction des frais de logistique et de formation en présentiel ou encore à l’augmentation de la productivité des salariés.

Enfin, il ne faut pas négliger l’image de modernité et l’attractivité qu’un tel outil de formation donnera à votre entreprise. C’est un élément de différenciation concurrentielle important !

·         Quel type de Serious Game semble le plus approprié ?

Choisir un type de jeu se fait essentiellement en réfléchissant à trois points :

  •           « Quels sont mes objectifs pédagogiques ? »
  •           « Quels sont les profils de mes apprenants ? »
  •           « Quel est mon budget ? »

Par exemple, une simulation réaliste conviendra à l’apprentissage de gestes métiers techniques tels que la maintenance d’une machine et le remplacement de pièces.

Un jeu de type simulation sociale où le joueur doit interagir avec un avatar virtuel conviendra à la formation d’équipes en ressources humaines ou à de la sensibilisation.

Un jeu de type « jeu de gestion » pourra être utilisé pour mettre en lumière des problématiques économiques.

Sachez que tout est envisageable, mais qu’il faudra bien choisir le prestataire technique qui sera capable de développer le Serious Game correspondant et ainsi d’atteindre vos objectifs. Nous y reviendrons dans la prochaine lettre.

... à suivre ...

mercredi 26 janvier 2011

Partie 2/ Serious Games : les perspectives 2011

Que nous réserve l’année 2011 dans le domaine des Serious Games ? Voici les 4 dernières perspectives 2011.

4. La Gamification

La gamification est un phénomène qui consiste à appliquer des mécanismes issus du jeu vidéo à des services ou des applications non-ludiques. Pour donner un exemple, Nike a lancé un site où le client découvre les produits de manière unique. Il peut également personnaliser ses chaussures, jouer à des jeux tels qu’une simulation de football, tout en faisant son shopping. Ce phénomène souvent à vocation commerciale est voué à être très populaire.

5. De plus en plus de Serious Games sur les réseaux sociaux

Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux font dorénavant partie intégrante de notre quotidien. Pour donner un exemple, Facebook, qui vient de dépasser les 600 millions d’inscrits à travers le monde, est devenu un formidable outil promotionnel. Il est donc logique, notamment avec le succès des social games, qu’il héberge également de plus en plus de Serious Games qui seront ainsi accessibles à un très grand nombre.

6. Du CAC 40 aux PME

Alors que la moitié des entreprises du CAC 40 utilisent aujourd‘hui des Serious Games, force est de constater que les PME s’intéressent elles-aussi de plus en plus à ce type de formation et de sensibilisation. Le Serious game est ainsi voué à « se généraliser » : rentable, attractif, il diminue le temps en présentiel et permet ainsi de réduire les coûts.

7. 2011 sera l’année de la 3D temps-réel

La 3D temps réel est de plus en plus présente dans les Serious Games. En effet, le nombre de Serious Games en 3D temps-réel a doublé depuis 2009. Les Serious Games peuvent ainsi rivaliser graphiquement avec un jeu vidéo classique de divertissement, mais surtout cette technologie améliore l’immersion de l’apprenant dans un univers plus réaliste, avec la possibilité d’utiliser des interfaces Hommes-Machines (IHM) évoluées.

QOVEO_2010-05-06_11-36-49-00.jpg Mission Plastechnologies, Qoveo, Artefacto, Simlinx

Source : Serious Games Market

lundi 20 décembre 2010

L’industrie minière approuve les Serious Games

Les simulations jouent un grand rôle dans l’industrie minière : elles sont dorénavant considérées comme essentielles par les compagnies leaders du marché telles que BHP Billiton, Vale et Rio Tinto.

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En effet, la simulation permet non seulement de s’entrainer dans un environnement virtuel à réaliser différentes procédures d’urgence, mais également de se familiariser avec l’environnement réel. L’enseignement des consignes de sécurité par ce biais assure ainsi de meilleures conditions de travail.

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Immersive Technologies est l’un des premiers fournisseurs mondiaux de simulateurs d’entrainement destinés à l’industrie minière. Une étude de 3 mois a été effectuée au Chili, à la mine de cuivre de Lomas Bayas.

Cette étude prouve que s’entrainer avec des simulateurs :

- améliore les performances des opérateurs,

- limite les erreurs et les accidents,

- réduit les coûts.

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Sources : Serious Game Market, Immersive technologies.

jeudi 23 septembre 2010

Mettre virtuellement les techniciens en situation critique ... pour limiter les accidents du travail

CMLabs Simulations, une entreprise de Montréal, en collaboration avec le PNI Training Centre de Stavanger en Norvège, propose un Serious Game destiné aux professionnels de l’industrie offshore.

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L’apprentissage de ce métier s’effectue dans l’adversité et rien, jusqu’à présent, ne pouvait les préparer à toutes les éventualités. Le Serious Game et la simulation ont ainsi l’avantage de permettre à l’apprenant de faire face à n’importe quel scénario catastrophe. Tous les paramètres peuvent être pris en compte : le vent, le changement du niveau de la mer ou encore les levages instables. De plus, la formation se fait en équipe, dans une salle de simulation. En effet, les opérateurs ne sont pas les seuls à se prêter au jeu : les superviseurs, les instructeurs et les transmetteurs sont également de la partie. Ils apprennent à travailler ensemble et ainsi à former un véritable groupe.

Source : http://seriousgamesmarket.blogspot.com/

mardi 20 avril 2010

Les Serious Games à l'école : où en est-on ?

On parle beaucoup des Serious Games dans le cadre des applications de formation dédiées aux entreprises ou aux administrations, mais il est encore assez rare d’évoquer leur utilisation au cœur même du processus éducatif : l’école. Les choses bougent pourtant assez rapidement, notamment aux Etats-Unis où deux études ont été publiées à ce sujet.

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Dans un précédent billet, je vous avais parlé d’une étude qui avait été lancée à l’université de Caroline du Nord “Wilmington's Watson School of Education” auprès de 250 élèves et 10 enseignants et qui se proposait d’analyser les bénéfices de l’apprentissage par le jeu dans le cadre des mathématiques. Les résultats, très encourageants, ont depuis été publiés et sont visibles (en anglais) à cette adresse. En voici un extrait : “Les chercheurs de l’Université Wilmington de Caroline du Nord sont arrivés à la conclusion que les jeux vidéo éducatifs influencent positivement le rendement des élèves et améliorent significativement leur attitude et leur performance dans l’apprentissage des mathématiques.”

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Autre étude intéressante, le “2010 Horizon Report : K-12 Edition”. Proposée par le New Media Consortium et le Consortium for School Networking, financée par HP, ce rapport d’étude cherche à mesurer l’impact des nouvelles technologies dans l’éducation des élèves de la maternelle jusqu’au collège (K-12, aux Etats-Unis). Concernant plus particulièrement les Serious Games, l’étude confirme leur intérêt et leur potentiel avéré pour améliorer l’apprentissage et anticipe une large adoption dans le cadre scolaire d’ici deux à trois ans. L’étude est lisible directement à cette adresse, ou peut être téléchargée au format .pdf.

vendredi 18 décembre 2009

Conférence Simlinx lors du Serious Game Expo 2009

Le 9 décembre dernier se tenait à la Cité Internationale de Lyon le Serious Game Expo 2009. A cette occasion, Simlinx animait une conférence intitulée “Assistance à Maîtrise d’Ouvrage : Condition nécessaire pour réussir votre Serious Game ?”.

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En effet, un Serious Game est souvent un projet complexe s’articulant autour d’expertises et de compétences très éloignées. Partir à l’aventure est ainsi, pour les donneurs d’ordre, l’assurance de payer le prix fort pour un résultat médiocre. Christophe Michoud, associé fondateur de Simlinx, détaillait, lors de son intervention, les pièges à éviter au cours des différentes phases du projet. Voici sa présentation :

jeudi 9 juillet 2009

Emission "01 Business" spéciale Serious Games sur BFM Radio !

Damian Nolan de Daesign, Christophe Campanaud d’Axa France et Stéphane de Buttet de Simlinx, ont participé le 9 juillet dernier à l’émission “01 Business” de BFM Radio qui a consacré une heure aux Serious Games. C’est l’occasion d’écouter la confrontation des points de vue d’un éditeur (Daesign), d’un grand donneur d’ordre (Axa France) et d’une agence de production de Serious Games (Simlinx).

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Réécouter l'émission en différé (podcast du 9 juillet 2009)

 

Découvrez également un article complet du Nouvel Economiste dans son cahier Entreprise et Management intitulé “Pas sérieux s’abstenir” et consacré aux Serious Games. Simlinx a fait partie des experts consultés pour la rédaction de cet article :

http://www.lenouveleconomiste.fr/JV/JVLNE1483/C2/C2.html

jeudi 12 mars 2009

Généralités sur les Serious Games

Qu'appelle-t-on "Serious Games" ?

Si vous posez cette question à différents acteurs du secteur, vous aurez sans doute autant de définitions que d'interlocuteurs. En fonction des sensibilités, expériences personnelles ou intérêts professionnels, chacun s'est plus ou moins approprié le terme selon ses propres préjugés, et communique en conséquence.

Toutefois, sans chercher à être dogmatique, j'aime bien revenir à la première définition énoncée par ceux-là même qui avaient inventé puis popularisé ce terme, Ben Sawyer et David Rejesky, fondateurs de la Serious Games Initiative en 2002, et qui disait à peu près :

Le terme 'serious game' désigne une application informatique qui emprunte au monde du jeu vidéo ses technologies et savoir-faire. Cette application n'a pas pour objectif premier le divertissement, mais pourra souvent et avantageusement intégrer une dimension ludique qui servira sa mécanique pédagogique et favorisera son attractivité.

Pourquoi utiliser les technologies et savoir-faire du jeu vidéo pour faire de la formation ou de la communication ?

Plusieurs raisons à cela :

  • Aujourd'hui, le jeu vidéo est devenu un média culturel à part entière, comme le cinéma ou la musique. Une large majorité de la population joue désormais à des jeux vidéos, que ce soit sur une console, sur un PC ou un téléphone mobile. Deux conséquences à cet état de fait :
  1. Le marché mondial du jeu vidéo (près de 50 milliards de dollars annuels) justifie des investissements gigantesques en recherche et développement technologique. De fait, les technologies issues du jeu vidéo sont souvent les plus pointues qui soient. Étant amorties sur le marché du divertissement, elles deviennent assez rapidement disponibles à moindre coût.
  2. Utiliser ce média est devenu naturel pour la plupart de nos concitoyens, et beaucoup attendent désormais qu'on communique avec eux au travers de ce média. Utiliser le jeu et/ou les univers virtuels pour former et communiquer est de moins en moins un luxe, de plus en plus une nécessité sociale.
  • On rend l'apprenant "acteur" de sa formation. Il n'est plus simplement passif devant un enseignant ou un formateur, mais directement impliqué et confronté aux situations qu'il sera amené à rencontrer dans la réalité. Il assimile plus rapidement et mémorise plus efficacement les contenus pédagogiques. Comme le dit un proverbe chinois : "Dis-le moi et j'oublie ; montre-le moi et je me souviens ; implique-moi et je comprends"
  • On peut adapter la progression de la difficulté aux capacités de chaque apprenant.
  • On peut tracer finement ce qu'il a réellement appris et ce qui lui a posé problème. C'est un outil de suivi et d'évaluation efficace dans les mains du formateur.
  • Grâce au fort développement d'Internet dans le monde, on peut facilement déployer des formations à distance et limiter les déplacements. On peut également communiquer auprès de cibles distantes à faible coût.
  • Puisqu'on parle de coûts, il est bon de préciser les points suivants : Les technologies du jeu vidéo, déjà amorties sur le marché du divertissement, sont souvent peu onéreuses. D'autre part, les studios de développement de jeux vidéo ont l'habitude de travailler dans un contexte extrêmement concurrentiel, et ont donc optimisé leurs moyens de production, leur permettant ainsi de réaliser des logiciels complexes à des coûts très réduits. Enfin, en réduisant la durée des formations, en en augmentant leur efficacité et en limitant les déplacements autrefois nécessaires, on peut espérer des retours sur investissement relativement rapides.

Bien sûr, utiliser un "Serious Game" n'est ni une panacée, ni une garantie de succès. L'art de combiner efficacement les savoir-faire du monde du divertissement et ceux de l'enseignement ou de la formation est un art difficile. Il faut faire travailler ensemble des professionnels issus d'univers très différents, rassembler les experts-métiers, les experts pédagogiques, les experts technologiques, les ressources humaines et les apprenants autour d'un projet commun. Il faut savoir suivre le développement d'un jeu vidéo, prévoir son déploiement et son utilisation, et garantir son évolutivité.

Enfin, il faut également dire qu'il ne s'agit pas de remplacer la formation traditionnelle par des machines, mais plutôt d'offrir aux formateurs et pédagogues un nouvel outil qui possède un potentiel immense s'il est utilisé correctement, et qui correspond aux réalités des usages de la société moderne.