Les interfaces tactiles sont en train de révolutionner nos modes d’interaction avec les machines. Largement popularisés par l’iPhone d’Apple, les écrans tactiles “multitouch” (capables de réagir au contact de plusieurs doigts simultanément) sont en passe de devenir un standard incontournable de l’électronique grand public, près de 25 ans après leur invention. La prochaine version de Windows qui sera disponible à la rentrée prochaine sera d’ailleurs nativement compatible avec les écrans tactiles “multitouch”.
Il y a quelques temps, Microsoft avait présenté “Surface”, une table-écran dont l’interface a été intégralement pensée pour un usage tactile.
Mais autant il est agréable de manipuler des objets virtuels (comme des photos) avec ce type d’interface, autant l’utilisation de périphériques virtuels n’est pas franchement optimale. Tous ceux qui ont utilisé le clavier virtuel de l’iPhone ou d’un autre téléphone tactile savent bien qu’on est loin du confort et de la rapidité procurée par un vrai clavier.
C’est ce qui a incité les différents participants au projet de recherche SLAP à imaginer des périphériques physiques réels qui peuvent interagir sans aucune connexion filaire avec des interfaces tactiles. On peut ainsi agir sur un véritable potentiomètre pour régler les paramètres de l’application, poser un clavier transparent sur l’écran ou tout autre module de commande physique qui pourrait servir à contrôler une application.
Mais comme quelques vidéos valent toujours mieux qu’un long discours, je vous laisse découvrir les possibilités offertes par ce projet :
Cela ouvre bien entendu des perspectives intéressantes dans le monde des Serious Games où l’on peut envisager de mettre en place des formations qui permettront de manipuler des appareils virtuels (en médecine par exemple, ou dans l’audio-visuel) avec des boutons de commande correspondant à l’appareil réel et un plus grand confort d’utilisation pour les apprenants.